L’immeuble qui pourrait coûter son poste au patron du PMU

Face à cela : le bar Themis, avec ses 10 655 mètres carrés et ses fenêtres bleues, n’est pas une bonne chose. Il est moderne et sans air. Il est bien situé dans le quartier rénové de la Porte de Clichy, au nord de Paris. Mais ce n’est pas très acceptable, comme c’était le cas entre la nouvelle cour et la confusion permanente de la rocade. Et pourtant, selon nos informations, c’est lui qui peut contester la chute de Cyril Linette, le directeur général du PMU, jeudi prochain, lors d’une assemblée générale que Mediapart a révélée.

Le feu brûlait depuis des mois. Mais il a effectivement fait son annonce vendredi 15 mai lors d’un conseil d’administration de la Mutuelle urbaine de Paris (PMU) – le groupement d’intérêt économique (GIE) qui gère tous les lits du département hippique – où étaient présents ses 10 administrateurs : 2 pour l’UGP ; 4 pour l’Etat (Ministère de l’Agriculture et Ministère du Budget) ; et, enfin, 4 pour deux grandes sociétés de courses, France Galop et Le Trot.

Au cours de la réunion, suite au procès-verbal des négociations fructueuses de Capital, le président du GIE PMU et maire de Deauville (DVD) Philippe Augier a été immédiatement choqué que la proposition de relocaliser l’entreprise à Thémis n’ha soit aboutie. Reconnaissant qu’il existe « un certain nombre d’obstacles et de retards dans la mise en œuvre du projet », ajoutant que « les maisons-mères étant tenues à l’échéance, cette situation pourrait » mettre en place « les négociations en cours sur le prix de l’Immeuble Thémis ». compléter le programme, par lettre recommandée.

Incroyable. Car, à l’issue de la réunion, tout le monde s’était mis d’accord pour désigner un spécialiste de l’Etat pour reconsidérer la question du changement de siège. Ce qui a déçu Jean-Pierre Barjon et Edouard de Rothschild, respectivement présidents de Trot et de France Galop, et cadres du PMU. Un tarif très fermé. Et pour une bonne raison. Deux sociétés de courses se sont engagées auprès de l’actuel propriétaire, AG2R La Mondiale, à acquérir un immeuble par l’intermédiaire d’une foncière conçue pour l’événement, la SCI Thémis-Batignolles. Puis ils ont suggéré que PMU devienne un employeur, avec un mélange étonnant de variétés.

Le président du PMU Philippe Augier a rejoint le second mandat de Jean-Pierre Barjon-Edouard de Rothschild. Mais pas le PDG, Cyril Linette. Ce dernier, qui n’a pas exprimé son opposition au déménagement, a eu la surprise de se présenter devant le conseil, le 15 mai, au moment de l’embauche : treize ans d’écart sur les neuf précédents. sont initialement prévus pour un plan d’investissement sans expiration de trois ans. Il craignait que le PMU doive s’asseoir au rez-de-chaussée, sans vision ni bruit, alors qu’il deviendrait le principal employeur. Pire, il craignait que la signature de l’accord ne fasse du PMU un « instrument financier pour les maisons mères », deux grandes sociétés de courses.

Depuis sa consécration il y a trois ans, le bâtiment Thémis est vide. Mais, étonnamment, cela n’a pas diminué sa valeur. Au contraire ! En avril 2016, la joint-venture Covéa l’a racheté au designer Icade pour 102 millions d’euros avant de le revendre contre 117 millions d’euros, trois ans plus tard, chez AG2R La Mondiale. Depuis, l’organisation a recherché un recruteur et a entamé des négociations avec… le PMU. Sans compromis sur les dernières nouveautés.

C’est là que le groupe Barjon-Rothschild est entré en scène. Selon nos informations, ces deux voyants du monde tranquille des courses hippiques auraient mis il y a quelques semaines à trouver un immeuble d’une valeur de 143 millions d’euros, en veillant à convaincre leurs deux sociétés de vitesse et le PMU d’y rester. Il suffit d’ailleurs d’assurer la valeur ajoutée de 26 millions d’euros à AG2R La Mondiale. Cela pourrait notamment permettre à Trot et France Galop de saisir des biens de valeur, remboursés des versements du PMU.

Selon le projet de bail de Capital, le montant des loyers versés au PMU par la SCI Thémis-Batignolles sera de 3,4 millions d’euros hors taxes par an, parkings et restaurants d’entreprise inclus. « Il s’agit d’une offre légèrement plus chère que celle qu’AG2R avait précédemment proposée au PMU pour une seule installation », a déclaré une source bien connue. Même si le loyer des bureaux a baissé dans la capitale depuis le début de l’épidémie ».

Si Cyril Linette est prudent, c’est aussi parce qu’il sait que les relations entre la société hippique et les sociétés de courses sont étroitement surveillées par le gouvernement. Notre source se souvient : « Le Conseil des évaluateurs demande une confirmation complète, donc ça marche. Cependant, selon une politique protégée par Barjon et Rothschild, le PMU occuperait 7 000 pieds carrés de bâtiment avec France Galop et les 3 000 Trots restants. C’est presque comme mettre Betclic dans le même immeuble que le PSG ! » Mais rien ne garantit que cela suffira.

Jeudi 21 mai, si la réunion n’est pas reportée comme le demande le porte-parole de Cyril Linette, les cadres du PMU décideront de la fin du mandat du directeur général. Une lettre envoyée le 15 mai l’accuse, entre autres plaintes, d’avoir pris « des positions conflictuelles dans l’administration du projet Thémis » et d’avoir suscité « un esprit de conflit avec tous les intéressés ».

Comment le conflit se terminera-t-il ? Pour le moment, la stabilité de puissance semble être dans le meilleur intérêt des anti-Linettes. Lors de la prochaine AG, le directeur général peut s’appuyer sur les représentants de l’Etat. Cela, ajouté à son domicile, lui permettrait de remporter 5 voix sur 10. Mais ceux qui veulent le voir partir, France Galop, Trot et le président du PMU Philippe Augier, en ont 6, le président. double comptage sans égalité.

Une question demeure. Les responsabilités du directeur général du PMU expirent en avril 2022. Ce dernier gagne un salaire très confortable, environ 800 000 euros par an, et son contrat propose des euros d’euros plus élevés. 1,033 million s’il est parti bientôt. ‘Mediapart. Dans ces conditions, on se demande ce qui a motivé le tribunal à le rejeter si durement avant l’heure fixée, au risque de se présenter comme un problème. « Si Cyril Linette avait été licencié pour faute grave, elle n’aurait pas touché son parachute doré », a déclaré un intervieweur.

Dans tout cela, on pourrait oublier que le bâtiment en question portait le nom de Thémis, qui dans la philosophie grecque était une déesse de la justice et de l’ordre.

Ensemble, Le Trot, France Galop, Philippe Augier et Cyril Linette ont refusé de répondre aux questions de Capital.

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